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« André Belleau 2. Le texte multiple », vol. XLII, n° 2, automne 2017, sous la direction de David Bélanger, Jean-François Chassay et Michel Lacroix.

 

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André Belleau : le texte multiple, DAVID BÉLANGER, JEAN-FRANÇOIS CHASSAY et MICHEL LACROIX
Portrait de l’intellectuel « intermédiaire ». Engagement de la parole et du geste 
chez André Belleau, JULIEN LEFORT-FAVREAU
Trahir Belleau, ou Y a-t-il une intellectuelle dans la salle ?, MARIE PARENT
La poésie à distance, FRANÇOIS DUMONT
André Belleau, lecteur de Norbert Wiener, JEAN-FRANÇOIS CHASSAY
André Belleau à la radio ou La théorie littéraire dialoguée, MICHELINE CAMBRON
André Belleau à l’épreuve de l’étranger. L’exemple de l’Allemagne, ROBERT DION
« Un coup délivré de Trudeau... » À propos
de la correspondance entre André Belleau et Pierre Vadeboncoeur (1978-1985), JONATHAN LIVERNOIS
Rabelais au pluriel. André Belleau et l’unité perdue, PIERRE NEPVEU
Douze textes brefs sur Belleau, MICHEL LACROIX
Bibliographie d’André Belleau, BENOÎT MELANÇON

Œuvre en couverture :
Peter Hoffer, English Pine, huile, acrylique, résine époxy, vernis dammar et argile sur toile de lin, 2016, 90 cm × 68 cm.
Nous remercions chaleureusement l’artiste de nous avoir permis d’utiliser son œuvre à titre gracieux.

Extrait de la présentation :

« Suivre André Belleau hors des domaines précis de l’écriture essayistique, c’est-à-dire dans ses marges, c’est peut-être retrouver l’essentiel de son œuvre — ou du moins le lieu qui permet de la saisir. En effet, le choix que fait l’essayiste de refuser la fragmentation du savoir, au nom d’une plus grande unité, le mène à investir différents médias: revues, radios, livres, cours. Il multiplie les rôles et, par là, les prises de parole diversifiées, fuyant l’étiquette de «littératurologue» que l’institution semble vouloir lui apposer.
“André Belleau: le texte multiple” s’intéresse à la multiplicité générique (essais, carnets, poèmes, nouvelles, textes pour la radio, etc.), à la multiplicité des sujets aussi bien. L’œuvre de Belleau multiplie les points de vue sur ses objets, soit par la fragmentation, soit par le saut allant du détail au regard d’ensemble, soit enfin par le refus de se loger en un centre. En effet, ce refus de parler en spécialiste depuis ce centre est inhérent à sa pratique, et on l’observe même dans sa méthode, alors qu’il ouvre sa thèse, à la manière d’Erich Auerbach pour son Mimésis, par une analyse contrastée de deux œuvres, Au pied de la pente douce et Rue Deschambault; cette manière d’entrer, d’emblée, dans le vif du sujet, en donnant la parole aux œuvres avant toute chose, constitue en soi une prise de position en regard de la vulgate scientiste qui sévissait alors dans l’Hexagone.
[…]

Contre l’aliénation et la mutilation qui charcutent l’individu moderne, André Belleau oppose […] la littérature. Cette littérature, toutefois, se conçoit dans sa visée englobante, dans son ambition d’atteindre le multiple, dans sa non-réduction aux technicités de spécialiste. Ce dossier se propose alors de présenter ce Belleau-là, dans ses discours sur la littérature, mais aussi à côté d’elle ; toujours, néanmoins, avec elle. »

ÉTUDE (HORS DOSSIER) :
Mémoire traumatique et mémoire collective dans Kamouraska, ALEX GAGNON

CHRONIQUES :
Essais/Études : Territoires féconds, ANNE CAUMARTIN (à propos de : Daniel Laforest, L’âge de plastique. Lire la ville contemporaine au Québec ; et Élise Lepage, Géographie des confins. Espace et écriture chez Pierre Morency, Pierre Nepveu et Louis Hamelin)

Roman : Sous la neige et les bombes, DANIEL GRENIER (à propos de : Christian Guay-Poliquin, Le poids de la neige ; et Mélissa Verreault, Les voies de la disparition)

Poésie : Dense est l’air, NELSON CHAREST (à propos de : Martine Audet, « neuf pas pour mille batailles – I » ; Martine Audet, Ma tête est forte de celle qui danse ; Pierre Ouellet, Talisman ; et Toino Dumas, Animalumière)

Dramaturgie : Comédie, la mal-aimée, LUCIE ROBERT (à propos de : Denis Bouchard et Rémy Girard, Tranches de vie ; Catherine Léger, J’ai perdu mon mari ; Simon Boudreault, En cas de pluie, aucun remboursement ; Guillaume Lagarde, Révolution à Laval ou Roméo maire, d’après Jarry ; Olivier Morin et Guillaume Tremblay, Clotaire Rapaille. L’opéra rock. Drame épique et visionnaire, bercé par la douce musique de Navet Confit ; Olivier Morin et Guillaume Tremblay, L’assassinat du président. La première pièce à semer la controverse depuis Le Tartuffe ! ; et Olivier Morin et Guillaume Tremblay, Épopée nord. Une purge folklorique en soirée canadienne du Théâtre du Futur)

À paraître
« Les genres médiatiques », sous la direction de Micheline Cambron et Mylène Bédard
« Écrire la parole : poétiques de l’oralité », sous la direction de Lucie Bourassa et Laurance Ouellet Tremblay)

UQAM - Université du Québec à Montréal  ›  Mise à jour : mars 2009