Voix et Images
UQAM  ›  Voix et Images  ›  Accueil
Voix et Images
 

« Expériences contemporaines du temps dans les fictions québécoises », vol. XLIV, no 2, hiver 2019, sous la direction de Manon Auger et Marion Kühn

voixetimages129

Œuvre en couverture :

Nicolas Baier, Solaris-Cenote (détail), épreuve au jet d’encre, DEL, 91 x 122 cm, 2014, Galerie Division (Montréal, Toronto, New York)

Expériences contemporaines du temps dans les fictions québécoises, MANON AUGER ET MARION KÜHN

S’habiller en costumes d’époque. Le western et l’expérience du temps dans Griffintown de Marie Hélène Poitras et À la recherche de New Babylon de Dominique Scali, ANDRÉE MERCIER

Saisir le passé dans le présent. Mémoires familiales dans les fictions contemporaines québécoises (Barbeau-Lavalette, David, Quinn), MARION KÜHN

Rompre avec la rupture. Histoire et temps organique dans le roman québécois contemporain, DAVID BÉLANGER

« Je serai loin, ou très près, c’est pareil. » Présentisme et fiction de l’histoire littéraire dans Arthur Buies, chevalier errant, PIERRE-OLIVIER BOUCHARD

Le temps immobile du héros contemporain (Fortier,Chen,Huglo), MANON AUGER

Extrait de la présentation :

« Il fut un temps où l’on croyait en l’immortalité de l’âme, ce qui garantissait un sens à la vie sur terre et un futur marqué par la promesse d’une récompense. Cette croyance a peu à peu été remplacée, aux XIXe et XXe siècles, par celle de la « vocation », qui garantissait à son tour un sens aux destinées, un point d’arrivée. Aujourd’hui, ces repères ne suffisent plus, et le temps est le plus souvent le lieu d’une expérience anxiogène, non seulement en raison du retour quasi obsessionnel du passé ou de « l’écrasement du temps entraîné par la pression de l’urgence et de la servitude de l’instant conjugués » qui caractérisent le rapport au temps présentiste, mais aussi en raison de l’absence d’une transcendance qui donnerait sens au présent et au futur. Ce sens, nombreux sont ceux qui le recherchent à travers l’écriture et la littérature : c’est le cas, on le verra, de personnages fictifs comme Francis Crozier (Fortier) et le révérend Aaron (Scali), mais aussi d’écrivaines comme Anaïs Barbeau-Lavalette, Micheline Morisset ou Judy Quinn. Car si « l’histoire ne suffit plus » pour assurer une continuité entre passé et présent, la littérature, elle, permet de mettre au jour ce passé qui fait retour dans une mémoire à la fois affective et corporelle et qui empêche d’habiter le présent. L’écriture ne sauve pas tout, certes, mais elle offre à tout le moins la possibilité d’apprivoiser un peu le temps, de l’accorder à l’organicité de la vie elle-même et, surtout, de le rendre un peu moins bègue. »

ÉTUDE (HORS DOSSIER) :

La structure familiale comme rempart. Entrée et sortie de l’ironie dans Les maisons de Fanny Britt, JULIEN ALARIE

CHRONIQUES :

Roman : Écrire à rebours du réel, STÉPHANE INKEL (à propos de : Kevin Lambert, Querelle de Roberval; Clara Dupuis-Morency, Mère d’invention; Patrick Brisebois, Le modèle de Nice)

Roman : Le récit des femmes poètes, AUDREY CAMUS (à propos de : Dominique Fortier, Les villes de papier; Catherine Lalonde, La dévoration des fées; Laurance Ouellet Tremblay, Henri de ses décors)

Poésie : L’enfant des ruelles, NELSON CHAREST (à propos de : Roxane Desjardins et Jean-Simon Desrochers (dir.), La poésie des Herbes rouges. Anthologie; Marcel Labine, Bien commun; Carole David, Comment nous sommes nés; Benoit Jutras, Golgotha)

À paraître
« Patrice Desbiens », sous la direction de Pierre Nepveu et Emir Delic

UQAM - Université du Québec à Montréal  ›  Mise à jour : mars 2009